L'Archipel du goulag : 1918-1956 : essai d'investigation littéraire [texte imprimé] / Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne (1918-....), Auteur . - Paris : Éditions du Seuil, 1974, 1976 . - 3 vol. (446 p., 505 p., 468 p.) ; 24 cm. Cartes, index, lexique Langues : Français ( fre)
Catégories : |
070.13 Liberté de la presse Censure 321.6(47) Stalinisme 343.8:341.48(47) Goulag (URSS) 912 Atlas Cartes Plans 929 Soljenitsyne, Alexandre Issaïevitch (1918-2008) 94(47)"19" Histoire de l'URSS au XXe siècle (depuis 1917)
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Index. décimale : |
940 Histoire de l'Europe / Goulag / Génocide Arménien / Guerre d'Espagne |
Résumé : |
4e de couv. :
Tome 1 :
Immense fresque du système concentrationnaire en U.R.S.S. de 1918 à 1956, « L’Archipel du Goulag » (ce dernier mot est le sigle de l’Administration générale des camps d’internement) fut terminé par Soljénitsyne en 1968.
« Le cœur contraint, je me suis abstenu des années durant de faire imprimer ce livre pourtant achevé. Le devoir envers ceux qui étaient encore en vie l’emportait sur celui envers les morts. Mais aujourd’hui que, de toute façon, la Sécurité d’Etat s’est emparée de l’ouvrage, il ne me reste plus rien à faire qu’à le publier sans délai. »
227 anciens détenus ont aidé Soljénitsyne à édifier ce monument au déporté inconnu qu’est « L’Archipel du Goulag ». Les deux premières parties, qui composent ce premier volume, décrivent ce que l’auteur appelle «l’industrie pénitentiaire», toutes les étapes par lesquelles passe le futur déporté : l’arrestation, l’instruction, la torture, la première cellule, les procès, les prisons, etc. — ainsi que le « mouvement perpétuel », les effroyables conditions de transfert.
« L’Archipel du Goulag » n’est pas un roman mais, comme l’intitule Soljénitsyne, un essai d’investigation littéraire. La cruauté parfois insoutenable des descriptions, l’extrême exigence de l’auteur vis-à - vis de lui-même et l’implacable rigueur du réquisitoire sont sans cesse tempérées par la compassion, l’humour, le souvenir tantôt attendri, tantôt indigné ; les chapitres autobiographiques alternent avec de vastes aperçus historiques ; des dizaines de destins tragiques revivent aux yeux du lecteur, depuis les plus humbles jusqu’à ceux des hauts dignitaires du pays. La généralisation et la personnalisation, poussées chacune à leur limite extrême, font de « L’Archipel du Goulag » un des plus grands livres jamais écrits sur l’U.R.S.S., et de son auteur, mieux que tout autre écrivain vivant au monde, « notre contemporain capital ».
Tome 2 :
« Dans sa lutte inégale contre le pouvoir terrestre, usurpateur et mystificateur, l’homme désarmé n’a pas eu depuis des siècles, sous aucune latitude, de défenseur plus lucide, plus puissant et plus légitime qu’Alexandre Issaïevitch Soljénitsyne... »
« C’est probablement le livre de ce siècle. Il va écraser sous sa masse, sous son poids spirituel et temporel, tout ce qui a été publié depuis la guerre... » Ces deux phrases résument les milliers de réactions qui ont salué de toutes parts la publication du premier tome de l’Archipel du Goulag.
Ce volume central plonge à présent le lecteur au cœur même de l’histoire et de la géographie de l’Archipel. On assiste à son surgissement, à sa consolidation, à son essaimage et à sa prolifération à la surface de ce pays qui a fini par devenir une sorte d’immense banlieue de ses propres camps, vivant du travail exterminateur d’une nouvelle nation d’esclaves, tout en s’imprégnant peu à peu de ses mœurs et de ses mots. Voici décrite par le menu cette « culture » concentrationnaire qui s’est perpétuée pendant des décennies chez des dizaines de millions d’indigènes de l’Archipel, avec ses rites, ses règles, sa tradition orale, sa hiérarchie et ses castes, jusqu’à engendrer comme une nouvelle espèce infrahumaine — les zeks, peuplade unique dans l’Histoire, la seule sur cette planète à avoir connu une extinction aussi rapide et à la compenser par un mode de reproduction non moins accéléré : les
flots successifs d’arrestations massives.
Impossible à un seul rescapé de tout vouloir décrire en quelques centaines de pages, précise Soljénitsyne; ajoutant toutefois : « Mais la mer, pour savoir quel en est le goût, il n’est besoin que d’une gorgée. »
Tome 3 :
Voici le troisième et dernier volume d’une œuvre qui restera comme un monument impérissable à la mémoire des dizaines de millions de victimes du totalitarisme en U.R.S.S. Il traite de la période finale du règne de Staline et de celui de ses successeurs : comment, un quart de siècle après son abolition par la Révolution, a été rétabli le bagne russe, bientôt confondu avec les camps spéciaux, réservés aux détenus politiques, où on leur fait porter des numéros comme chez les nazis — oui, à peine quelques années après Nuremberg, quand l’humanité soupirait « Cela ne se reproduira plus jamais ! » « Mais pourquoi donc vous êtes-vous laissé faire ? » demande aujourd’hui l’historien marxiste soucieux de rejeter sur les victimes la responsabilité de leur sort. Soljénitsyne saisit l’occasion de répondre par une extraordinaire chronique des évasions, grèves, révoltes héroïques qui ont jalonné l’histoire des camps soviétiques de l’après-guerre et dont personne n’avait eu jusqu’ici connaissance.
La mort de Staline a-t-elle mis fin au Goulag ? Absolument pas, répond Soljénitsyne. A certains égards, le régime des camps s’est encore durci. Quant à la relégation, cette forme d’exil intérieur qui toucha 15 millions de paysans lors de la « dékoulakisation », puis des nations entières, elle est devenue une méthode généralisée de mise à l'écart des indésirables. En bref, « les dirigeants passent, l’Archipel demeure ».
Au terme de leur lecture, bien peu d’Occidentaux contesteront qu’ils viennent de refermer un témoignage unique sur l’Histoire de ce siècle, ainsi qu’une œuvre majeure de la littérature mondiale. Qu’ils n’oublient cependant pas, parvenus à la dernière page, que maints protagonistes anonymes de cette œuvre, pas encore morts, y sont toujours.
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Note de contenu : |
Table :
Tome 1 :
1. L'industrie pénitentiaire
- l'arrestation
- histoire de nos canalisations
- l'instruction
- les lisérés bleus
- première cellule - premier amour
- ce printemps-lÃ
- la chambre des machines
- la loi-enfant
- la loi devient adulte
- la loi dans la force de l'âge
- la mesure suprême
- Tiourzak : la réclusion
2. Le mouvement perpétuel
- les vaisseaux de l'Archipel
- les ports de l'Archipel
- les caravanes d'esclaves
- d'île en île
Tome 2 :
III. L’EXTERMINATION PAR LE TRAVAIL
1. Les doigts de l’Aurore
2. L’Archipel surgit de la mer
3. L’Archipel envoie des métastases
4. L’Archipel se pétrifie
5. Les fondements de l’Archipel
6. V’la les fascistes
7. La vie quotidienne des indigènes
8. La femme au camp
9. Les planqués
10. En guise de politiques
11. Les bien-pensants
12. Bzz!... BzzL. Bzz!...
13. On prend les mêmes et on recommence
14. Changer de destin
15. Chizo, Bour, Zour
16. Les socialement-proches
17. Les mouflets
18. Les muses au Goulag
19. Les zeks en tant que nation
20. Les chiens au travail
21. Le monde qui gravite autour des camps
22. Nous construisons
IV. L’AME ET LES BARBELÉS
1. Élévation
2. Ou bien dépravation
3. Une liberté muselée
4. Quelques destins
Tome 3 :
V. LE BAGNE
1. Voués à la mort
2. Un zéphyr de révolution
3. Chaînes, des chaînes...
4. Pourquoi vous êtes-vous laissé faire?
5. Poésie sous une dalle, vérité sous la pierre
6. Un évadé dans l’âme
7. Le chaton blanc
8. Évasions pour moralistes, évasions pour ingénieurs
9. Les fistons à mitraillette
10. Quand le sol de la zone brûle les pieds
11. A tâtons nous rompons nos chaînes
12. Les quarante jours de Kenguir
VI. LA RELÉGATION
1. La relégation dans nos premières années de liberté
2. La Grande Peste
3. Les rangs s’épaississent
4. La relégation des peuples
5. Du camp à la relégation
6. La bonne petite vie de relégué
7. Les zeks en liberté
VII. STALINE N’EST PLUS
1. Coup d’œil par-dessus l’épaule
2. Les gouvernants passent, l’Archipel demeure
3. La loi aujourd’hui
Postface
Un dernier mot enfin
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Permalink : |
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Titre : |
L'Archipel du goulag : 1918-1956 : essai d'investigation littéraire |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne (1918-....), Auteur |
Editeur : |
Paris : Éditions du Seuil |
Année de publication : |
1974, 1976 |
Importance : |
3 vol. (446 p., 505 p., 468 p.) |
Format : |
24 cm |
Note générale : |
Cartes, index, lexique |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
070.13 Liberté de la presse Censure 321.6(47) Stalinisme 343.8:341.48(47) Goulag (URSS) 912 Atlas Cartes Plans 929 Soljenitsyne, Alexandre Issaïevitch (1918-2008) 94(47)"19" Histoire de l'URSS au XXe siècle (depuis 1917)
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Index. décimale : |
940 Histoire de l'Europe / Goulag / Génocide Arménien / Guerre d'Espagne |
Résumé : |
4e de couv. :
Tome 1 :
Immense fresque du système concentrationnaire en U.R.S.S. de 1918 à 1956, « L’Archipel du Goulag » (ce dernier mot est le sigle de l’Administration générale des camps d’internement) fut terminé par Soljénitsyne en 1968.
« Le cœur contraint, je me suis abstenu des années durant de faire imprimer ce livre pourtant achevé. Le devoir envers ceux qui étaient encore en vie l’emportait sur celui envers les morts. Mais aujourd’hui que, de toute façon, la Sécurité d’Etat s’est emparée de l’ouvrage, il ne me reste plus rien à faire qu’à le publier sans délai. »
227 anciens détenus ont aidé Soljénitsyne à édifier ce monument au déporté inconnu qu’est « L’Archipel du Goulag ». Les deux premières parties, qui composent ce premier volume, décrivent ce que l’auteur appelle «l’industrie pénitentiaire», toutes les étapes par lesquelles passe le futur déporté : l’arrestation, l’instruction, la torture, la première cellule, les procès, les prisons, etc. — ainsi que le « mouvement perpétuel », les effroyables conditions de transfert.
« L’Archipel du Goulag » n’est pas un roman mais, comme l’intitule Soljénitsyne, un essai d’investigation littéraire. La cruauté parfois insoutenable des descriptions, l’extrême exigence de l’auteur vis-à - vis de lui-même et l’implacable rigueur du réquisitoire sont sans cesse tempérées par la compassion, l’humour, le souvenir tantôt attendri, tantôt indigné ; les chapitres autobiographiques alternent avec de vastes aperçus historiques ; des dizaines de destins tragiques revivent aux yeux du lecteur, depuis les plus humbles jusqu’à ceux des hauts dignitaires du pays. La généralisation et la personnalisation, poussées chacune à leur limite extrême, font de « L’Archipel du Goulag » un des plus grands livres jamais écrits sur l’U.R.S.S., et de son auteur, mieux que tout autre écrivain vivant au monde, « notre contemporain capital ».
Tome 2 :
« Dans sa lutte inégale contre le pouvoir terrestre, usurpateur et mystificateur, l’homme désarmé n’a pas eu depuis des siècles, sous aucune latitude, de défenseur plus lucide, plus puissant et plus légitime qu’Alexandre Issaïevitch Soljénitsyne... »
« C’est probablement le livre de ce siècle. Il va écraser sous sa masse, sous son poids spirituel et temporel, tout ce qui a été publié depuis la guerre... » Ces deux phrases résument les milliers de réactions qui ont salué de toutes parts la publication du premier tome de l’Archipel du Goulag.
Ce volume central plonge à présent le lecteur au cœur même de l’histoire et de la géographie de l’Archipel. On assiste à son surgissement, à sa consolidation, à son essaimage et à sa prolifération à la surface de ce pays qui a fini par devenir une sorte d’immense banlieue de ses propres camps, vivant du travail exterminateur d’une nouvelle nation d’esclaves, tout en s’imprégnant peu à peu de ses mœurs et de ses mots. Voici décrite par le menu cette « culture » concentrationnaire qui s’est perpétuée pendant des décennies chez des dizaines de millions d’indigènes de l’Archipel, avec ses rites, ses règles, sa tradition orale, sa hiérarchie et ses castes, jusqu’à engendrer comme une nouvelle espèce infrahumaine — les zeks, peuplade unique dans l’Histoire, la seule sur cette planète à avoir connu une extinction aussi rapide et à la compenser par un mode de reproduction non moins accéléré : les
flots successifs d’arrestations massives.
Impossible à un seul rescapé de tout vouloir décrire en quelques centaines de pages, précise Soljénitsyne; ajoutant toutefois : « Mais la mer, pour savoir quel en est le goût, il n’est besoin que d’une gorgée. »
Tome 3 :
Voici le troisième et dernier volume d’une œuvre qui restera comme un monument impérissable à la mémoire des dizaines de millions de victimes du totalitarisme en U.R.S.S. Il traite de la période finale du règne de Staline et de celui de ses successeurs : comment, un quart de siècle après son abolition par la Révolution, a été rétabli le bagne russe, bientôt confondu avec les camps spéciaux, réservés aux détenus politiques, où on leur fait porter des numéros comme chez les nazis — oui, à peine quelques années après Nuremberg, quand l’humanité soupirait « Cela ne se reproduira plus jamais ! » « Mais pourquoi donc vous êtes-vous laissé faire ? » demande aujourd’hui l’historien marxiste soucieux de rejeter sur les victimes la responsabilité de leur sort. Soljénitsyne saisit l’occasion de répondre par une extraordinaire chronique des évasions, grèves, révoltes héroïques qui ont jalonné l’histoire des camps soviétiques de l’après-guerre et dont personne n’avait eu jusqu’ici connaissance.
La mort de Staline a-t-elle mis fin au Goulag ? Absolument pas, répond Soljénitsyne. A certains égards, le régime des camps s’est encore durci. Quant à la relégation, cette forme d’exil intérieur qui toucha 15 millions de paysans lors de la « dékoulakisation », puis des nations entières, elle est devenue une méthode généralisée de mise à l'écart des indésirables. En bref, « les dirigeants passent, l’Archipel demeure ».
Au terme de leur lecture, bien peu d’Occidentaux contesteront qu’ils viennent de refermer un témoignage unique sur l’Histoire de ce siècle, ainsi qu’une œuvre majeure de la littérature mondiale. Qu’ils n’oublient cependant pas, parvenus à la dernière page, que maints protagonistes anonymes de cette œuvre, pas encore morts, y sont toujours.
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Note de contenu : |
Table :
Tome 1 :
1. L'industrie pénitentiaire
- l'arrestation
- histoire de nos canalisations
- l'instruction
- les lisérés bleus
- première cellule - premier amour
- ce printemps-lÃ
- la chambre des machines
- la loi-enfant
- la loi devient adulte
- la loi dans la force de l'âge
- la mesure suprême
- Tiourzak : la réclusion
2. Le mouvement perpétuel
- les vaisseaux de l'Archipel
- les ports de l'Archipel
- les caravanes d'esclaves
- d'île en île
Tome 2 :
III. L’EXTERMINATION PAR LE TRAVAIL
1. Les doigts de l’Aurore
2. L’Archipel surgit de la mer
3. L’Archipel envoie des métastases
4. L’Archipel se pétrifie
5. Les fondements de l’Archipel
6. V’la les fascistes
7. La vie quotidienne des indigènes
8. La femme au camp
9. Les planqués
10. En guise de politiques
11. Les bien-pensants
12. Bzz!... BzzL. Bzz!...
13. On prend les mêmes et on recommence
14. Changer de destin
15. Chizo, Bour, Zour
16. Les socialement-proches
17. Les mouflets
18. Les muses au Goulag
19. Les zeks en tant que nation
20. Les chiens au travail
21. Le monde qui gravite autour des camps
22. Nous construisons
IV. L’AME ET LES BARBELÉS
1. Élévation
2. Ou bien dépravation
3. Une liberté muselée
4. Quelques destins
Tome 3 :
V. LE BAGNE
1. Voués à la mort
2. Un zéphyr de révolution
3. Chaînes, des chaînes...
4. Pourquoi vous êtes-vous laissé faire?
5. Poésie sous une dalle, vérité sous la pierre
6. Un évadé dans l’âme
7. Le chaton blanc
8. Évasions pour moralistes, évasions pour ingénieurs
9. Les fistons à mitraillette
10. Quand le sol de la zone brûle les pieds
11. A tâtons nous rompons nos chaînes
12. Les quarante jours de Kenguir
VI. LA RELÉGATION
1. La relégation dans nos premières années de liberté
2. La Grande Peste
3. Les rangs s’épaississent
4. La relégation des peuples
5. Du camp à la relégation
6. La bonne petite vie de relégué
7. Les zeks en liberté
VII. STALINE N’EST PLUS
1. Coup d’œil par-dessus l’épaule
2. Les gouvernants passent, l’Archipel demeure
3. La loi aujourd’hui
Postface
Un dernier mot enfin
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