[article] Jazz collabo – Front national des musiciens [texte imprimé] / Raphaël Schraepen, Auteur . - 2015 . - p. 8. Langues : Français ( fre) in Aide-Mémoire > 72 (avril-juin 2015) . - p. 8
Catégories : |
321.6"1933/1945" Nazisme 323.25 Résistance passive . Désobéissance civile. Lutte non armée 78 Musique Chansons 94(100)"1939/45" Résistance Seconde Guerre mondiale
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Résumé : |
Début de l'article :
En 1941 et 1942, toute l’Allemagne civile est affalée sur son sofa et prend très mal les choses, comme aurait pu l’écrire Kurt Tucholsky. Oui, l’Allemagne prend très mal les bombardements alliés, les restrictions et se demande quand tout cela va finir. Même si elle ne le dit pas, une partie de l’Allemagne est fatiguée du tonitruant Horst-Wessel-Lied, l’hymne officiel nazi. Elle regrette la musique légère moderne, a besoin du swing ou même d’une certaine forme de Jazz. Goebbels s’en rend compte. En spécialiste de la propagande, il sait que l’Allemagne, même civile, ne doit pas se démoraliser. Il va autoriser sur les ondes radiophoniques la diffusion de jazz, très probablement sans en référer à Hitler. De façon curieuse, l’auditeur allemand va donc avoir droit à des morceaux de Duke Ellington, Louis Armstrong, deux nègres, et du juif Benny Goodman. Aucun de ces titres n’était ni annoncé ni désannoncé sur l’antenne, mais on les entendait bel et bien. |
En ligne : |
http://www.territoires-memoire.be/se-documenter/revue-aide-memoire/am-les-dernie [...] |
Format de la ressource électronique : |
Article en ligne |
Permalink : |
https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di |
[article]
Titre : |
Jazz collabo – Front national des musiciens |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Raphaël Schraepen, Auteur |
Année de publication : |
2015 |
Article en page(s) : |
p. 8 |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
321.6"1933/1945" Nazisme 323.25 Résistance passive . Désobéissance civile. Lutte non armée 78 Musique Chansons 94(100)"1939/45" Résistance Seconde Guerre mondiale
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Résumé : |
Début de l'article :
En 1941 et 1942, toute l’Allemagne civile est affalée sur son sofa et prend très mal les choses, comme aurait pu l’écrire Kurt Tucholsky. Oui, l’Allemagne prend très mal les bombardements alliés, les restrictions et se demande quand tout cela va finir. Même si elle ne le dit pas, une partie de l’Allemagne est fatiguée du tonitruant Horst-Wessel-Lied, l’hymne officiel nazi. Elle regrette la musique légère moderne, a besoin du swing ou même d’une certaine forme de Jazz. Goebbels s’en rend compte. En spécialiste de la propagande, il sait que l’Allemagne, même civile, ne doit pas se démoraliser. Il va autoriser sur les ondes radiophoniques la diffusion de jazz, très probablement sans en référer à Hitler. De façon curieuse, l’auditeur allemand va donc avoir droit à des morceaux de Duke Ellington, Louis Armstrong, deux nègres, et du juif Benny Goodman. Aucun de ces titres n’était ni annoncé ni désannoncé sur l’antenne, mais on les entendait bel et bien. |
En ligne : |
http://www.territoires-memoire.be/se-documenter/revue-aide-memoire/am-les-dernie [...] |
Format de la ressource électronique : |
Article en ligne |
Permalink : |
https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di |
in Aide-Mémoire > 72 (avril-juin 2015) . - p. 8
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