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La "lebensborn" de Wolvertem, pouponnière nazie pour enfants aryens [document électronique] . - Bruxelles : RTBF, 03/07/2013 . - 1 page web (consulté le 11/01/2021), une vidéo (2min40sec). Langues : Français ( fre)
Catégories : |
Lebensborn Wolvertem
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Résumé : |
Article :
C'est la découverte d'un historien amateur. Jusqu'à présent on ne connaissait l'existence que d'une seule de ces pouponnières du Reich en Belgique: celle d'une maternité mise en place par les SS, pendant la deuxième guerre Mondiale à Wégimont, en région liégeoise. Yves Louis en a découvert une deuxième, à Wolvertem, en Brabant Flamand. Des centres organisés pour accueillir les enfants que des officiers SS concevaient avec des femmes belges; des enfants bien souvent délaissés après la guerre.
L'immense entrée du domaine est visible depuis l'ancienne route qui relie Bruxelles à Anvers. Derrière le portique, un parc, des arbres centenaires, une maison cossue. "Nous sommes ici à Wolvertem, donc dans la Commune de Meise, où en 1942, les Allemands décident d'instaurer, une 'mutterheim', un 'lebensborn'", explique Yves Louis. Il étudie cette page de l'Histoire depuis longtemps. Au détour de l'une de ses recherches, il découvre l'existence de cet endroit très particulier.
"C'est au fond à la fois une maternité mais également une pouponnière pour les enfants, et les dames d'origine aryenne, ou supposée aryenne", dit-il. "Il y avait ici des femmes allemandes et également des femmes flamandes". Le projet des nazis ici? Un centre de procréation raciale.
Aujourd'hui, les enfants nés dans cet endroit se souviennent. Fin 2012, un journaliste du Standaard écrit un article sur cette découverte. L'article est alors repris par le Courrier international, et tombe entre les mains de Christian, citoyen français qui vit au Cap Vert. Christian décide de retrouver la trace du journaliste et d'Yvoes Louis, car cet article répond à des questions qu'il se pose depuis toujours.
Important de connaître son passé
Aujourd'hui, Christian revient pour la première fois à Wolvertem. Ce nom est ancré dans sa mémoire, il y est né. "J'étais vraiment très ému, je n'y croyais pas d'ailleurs", dit-il. "On me confirmait des idées que ma famille, le peu de famille qui me reste encore, m'avait expliqué".
Il se rappelle que sa grand-mère maternelle lui avait dit qu'il était "fils de boche". "Ma mère était une fonctionnaire de l'armée allemande, mon papa semblerait-il, c'était également un pilote de la Luftwaffe, donc c'était son droit, semble-t-il, de venir accoucher ici".
A la fin de la guerre, l'histoire de Christian devient floue, comme celle de milliers d'enfants des "lebensborn". Il aurait été envoyé seul en Autriche, où sa mère le retrouvera quelques années plus tard. Mais les contacts avec elle, demeureront difficiles. "Elle a mal vécu, je crois qu'aujourd'hui, on appelle ça 'un refus de maternité'", ajoute-t-il. "J''avais une mère qui m'avait interdit de toute façon de l'appeler 'maman'".
Christian ne savait pas d'où il venait. On ne répondait pas aux questions concernant ses origines. Aujourd'hui, il paraît soulagé. "Pour mes enfants, j'ai des petits-enfants qui ont le droit de savoir le passé, d'où ils viennent. Moi, je l'ai su maintenant très tard mais je l'ai su !"
B. Hupin |
Note de contenu : |
Article
et une vidéo (2'40'') |
En ligne : |
https://www.rtbf.be/info/societe/detail_la-lebensborn-de-wolvertem-pouponniere-n [...] |
Format de la ressource électronique : |
Article et vidéo en ligne |
Permalink : |
https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di |
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Titre : |
La "lebensborn" de Wolvertem, pouponnière nazie pour enfants aryens |
Type de document : |
document électronique |
Editeur : |
Bruxelles : RTBF |
Année de publication : |
03/07/2013 |
Importance : |
1 page web (consulté le 11/01/2021), une vidéo (2min40sec) |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
Lebensborn Wolvertem
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Résumé : |
Article :
C'est la découverte d'un historien amateur. Jusqu'à présent on ne connaissait l'existence que d'une seule de ces pouponnières du Reich en Belgique: celle d'une maternité mise en place par les SS, pendant la deuxième guerre Mondiale à Wégimont, en région liégeoise. Yves Louis en a découvert une deuxième, à Wolvertem, en Brabant Flamand. Des centres organisés pour accueillir les enfants que des officiers SS concevaient avec des femmes belges; des enfants bien souvent délaissés après la guerre.
L'immense entrée du domaine est visible depuis l'ancienne route qui relie Bruxelles à Anvers. Derrière le portique, un parc, des arbres centenaires, une maison cossue. "Nous sommes ici à Wolvertem, donc dans la Commune de Meise, où en 1942, les Allemands décident d'instaurer, une 'mutterheim', un 'lebensborn'", explique Yves Louis. Il étudie cette page de l'Histoire depuis longtemps. Au détour de l'une de ses recherches, il découvre l'existence de cet endroit très particulier.
"C'est au fond à la fois une maternité mais également une pouponnière pour les enfants, et les dames d'origine aryenne, ou supposée aryenne", dit-il. "Il y avait ici des femmes allemandes et également des femmes flamandes". Le projet des nazis ici? Un centre de procréation raciale.
Aujourd'hui, les enfants nés dans cet endroit se souviennent. Fin 2012, un journaliste du Standaard écrit un article sur cette découverte. L'article est alors repris par le Courrier international, et tombe entre les mains de Christian, citoyen français qui vit au Cap Vert. Christian décide de retrouver la trace du journaliste et d'Yvoes Louis, car cet article répond à des questions qu'il se pose depuis toujours.
Important de connaître son passé
Aujourd'hui, Christian revient pour la première fois à Wolvertem. Ce nom est ancré dans sa mémoire, il y est né. "J'étais vraiment très ému, je n'y croyais pas d'ailleurs", dit-il. "On me confirmait des idées que ma famille, le peu de famille qui me reste encore, m'avait expliqué".
Il se rappelle que sa grand-mère maternelle lui avait dit qu'il était "fils de boche". "Ma mère était une fonctionnaire de l'armée allemande, mon papa semblerait-il, c'était également un pilote de la Luftwaffe, donc c'était son droit, semble-t-il, de venir accoucher ici".
A la fin de la guerre, l'histoire de Christian devient floue, comme celle de milliers d'enfants des "lebensborn". Il aurait été envoyé seul en Autriche, où sa mère le retrouvera quelques années plus tard. Mais les contacts avec elle, demeureront difficiles. "Elle a mal vécu, je crois qu'aujourd'hui, on appelle ça 'un refus de maternité'", ajoute-t-il. "J''avais une mère qui m'avait interdit de toute façon de l'appeler 'maman'".
Christian ne savait pas d'où il venait. On ne répondait pas aux questions concernant ses origines. Aujourd'hui, il paraît soulagé. "Pour mes enfants, j'ai des petits-enfants qui ont le droit de savoir le passé, d'où ils viennent. Moi, je l'ai su maintenant très tard mais je l'ai su !"
B. Hupin |
Note de contenu : |
Article
et une vidéo (2'40'') |
En ligne : |
https://www.rtbf.be/info/societe/detail_la-lebensborn-de-wolvertem-pouponniere-n [...] |
Format de la ressource électronique : |
Article et vidéo en ligne |
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https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di |
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