Jan Karski : roman [texte imprimé] / Yannick Haenel (1967-....), Auteur . - Paris : Gallimard, 2009 . - 1 vol. (186 p.) ; 21 cm. - ( L' Infini, ISSN 0756-2403) . ISBN : 978-2-07-012311-7 Langues : Français ( fre)
Catégories : |
929 Karski, Jan 94(438)"1939/45" Résistance Pologne Ghetto de Varsovie
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Index. décimale : |
82 Fictions : roman, théâtre, poésie, bande dessinée adulte |
Résumé : |
Site éditeur :
Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise. En 1942, il entre dans le ghetto de Varsovie, puis essaie d’alerter le monde sur le sort de la Pologne et l’extermination des Juifs d'Europe.
Pourquoi Jan Karski n’a-t-il pas été écouté ? Que s’est-il passé, à Washington, en 1943, lors de son entretien avec le président Roosevelt ? Qu’est-ce que Jan Karski veut dire lorsqu’il déclare : « Je suis un catholique juif » ?
Ce livre, avec les moyens du documentaire, puis de la fiction, raconte la vie de cet homme exceptionnel, dont l’existence modifie l’histoire du XXe.
Wikipedia :
Ce roman, structuré en trois parties, est basé sur la vie du résistant polonais Jan Karski. La première partie décrit le Karski tel qu'il a été présenté dans "Shoah". La deuxième partie résume en 80 pages le témoignage publié par Jan Karski en 1944 sous le titre Story of a Secret State.
La Pologne est dévastée par les nazis et les soviétiques. Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise auprès du gouvernement en exil à Londres. Il rencontre deux hommes qui le font entrer clandestinement dans le ghetto, Ces hommes ont besoin d’un témoin afin qu’il prévienne et informe de ce qu'il a vu, et qu'il prévienne les alliés que les juifs d'Europe sont en train d'être exterminés.
Polémiques
En janvier 2010, ce roman fait l'objet d'une vive critique de la part de Claude Lanzmann, réalisateur de Shoah2,3. Dans un article de six pages publiées dans l'édition du 23 janvier 2010 de l'hebdomadaire Marianne, Claude Lanzmann déclare entre autres : « J'ai honte d'être resté si longtemps silencieux après la parution du "roman" de Yannick Haenel. Ce livre est une falsification de l'Histoire et de ses protagonistes. »
Cette polémique repose sur les citations de l'interview de Jan Karski dans Shoah et sur la relation fictionnelle de sa rencontre avec Franklin D. Roosevelt à la Maison-Blanche le 28 juillet 1943. Yannick Haenel, de son côté, en intitulant son ouvrage "roman", assume l'allégorie par laquelle il cherche à mieux faire ressentir au lecteur la profonde surdité et la censure du monde face à l'extermination en cours et les appels à l'aide.
L'historienne Annette Wieviorka prend vivement à partie l'écrivain, qualifiant le roman de « régression historiographique » dans le mensuel L'Histoire4. Pour elle, deux idées qui se dégagent du roman, la complicité des Alliés dans la Shoah et la relativisation de l'antisémitisme polonais, montrent une méconnaissance des travaux des chercheurs. Selon elle, « Quand le romancier s'attaque à l'histoire, il a le droit d'en faire ce qu'il veut, mais cela n'a d'intérêt que s'il nous dévoile une vérité qui échappe à l'historien » et non « plaquer sur le passé des idées qui sont dans l'air du temps ». Annette Wieviorka voit dans la critique de Yannick Haenel un effet de génération : « Pour Lanzmann (né en 1925), la Shoah reste quelque chose de brûlant. Or, aujourd'hui, tout le monde s'en empare pour en faire ce qu'il veut. »2.
Yannick Haenel a répondu à cette polémique dans un article du Monde du 25 janvier 2010 en dénonçant chez Lanzmann des manipulations et la défense de ses intérêts personnels plusieurs mois après la publication du livre5. Il a rappelé à cette occasion les propos de Karski lui-même qui s'était plaint en 1985 dans les revues Kultura et Esprit (article Shoah, une vision biaisée de l'Holocauste) du tronquage par Lanzmann de la partie à ses yeux la plus importante de son témoignage (l'information du monde sur l'extermination des Juifs) et du traitement injuste des Polonais dans Shoah. Il y redisait clairement que les gouvernements alliés seuls pouvaient aider les Juifs et les avaient pourtant abandonnés à leur sort6.
Voir aussi :
http://www.lefigaro.fr/livres/2010/
http://www.lemonde.fr/livres/article/2013
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/01/25
Le recours à la fiction n'est pas seulement un droit, il est nécessaire, par Yannick Haenel |
Permalink : |
https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di |
Titre : |
Jan Karski : roman |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Yannick Haenel (1967-....), Auteur |
Editeur : |
Paris : Gallimard |
Année de publication : |
2009 |
Collection : |
L' Infini, ISSN 0756-2403 |
Importance : |
1 vol. (186 p.) |
Format : |
21 cm |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-07-012311-7 |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
929 Karski, Jan 94(438)"1939/45" Résistance Pologne Ghetto de Varsovie
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Index. décimale : |
82 Fictions : roman, théâtre, poésie, bande dessinée adulte |
Résumé : |
Site éditeur :
Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise. En 1942, il entre dans le ghetto de Varsovie, puis essaie d’alerter le monde sur le sort de la Pologne et l’extermination des Juifs d'Europe.
Pourquoi Jan Karski n’a-t-il pas été écouté ? Que s’est-il passé, à Washington, en 1943, lors de son entretien avec le président Roosevelt ? Qu’est-ce que Jan Karski veut dire lorsqu’il déclare : « Je suis un catholique juif » ?
Ce livre, avec les moyens du documentaire, puis de la fiction, raconte la vie de cet homme exceptionnel, dont l’existence modifie l’histoire du XXe.
Wikipedia :
Ce roman, structuré en trois parties, est basé sur la vie du résistant polonais Jan Karski. La première partie décrit le Karski tel qu'il a été présenté dans "Shoah". La deuxième partie résume en 80 pages le témoignage publié par Jan Karski en 1944 sous le titre Story of a Secret State.
La Pologne est dévastée par les nazis et les soviétiques. Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise auprès du gouvernement en exil à Londres. Il rencontre deux hommes qui le font entrer clandestinement dans le ghetto, Ces hommes ont besoin d’un témoin afin qu’il prévienne et informe de ce qu'il a vu, et qu'il prévienne les alliés que les juifs d'Europe sont en train d'être exterminés.
Polémiques
En janvier 2010, ce roman fait l'objet d'une vive critique de la part de Claude Lanzmann, réalisateur de Shoah2,3. Dans un article de six pages publiées dans l'édition du 23 janvier 2010 de l'hebdomadaire Marianne, Claude Lanzmann déclare entre autres : « J'ai honte d'être resté si longtemps silencieux après la parution du "roman" de Yannick Haenel. Ce livre est une falsification de l'Histoire et de ses protagonistes. »
Cette polémique repose sur les citations de l'interview de Jan Karski dans Shoah et sur la relation fictionnelle de sa rencontre avec Franklin D. Roosevelt à la Maison-Blanche le 28 juillet 1943. Yannick Haenel, de son côté, en intitulant son ouvrage "roman", assume l'allégorie par laquelle il cherche à mieux faire ressentir au lecteur la profonde surdité et la censure du monde face à l'extermination en cours et les appels à l'aide.
L'historienne Annette Wieviorka prend vivement à partie l'écrivain, qualifiant le roman de « régression historiographique » dans le mensuel L'Histoire4. Pour elle, deux idées qui se dégagent du roman, la complicité des Alliés dans la Shoah et la relativisation de l'antisémitisme polonais, montrent une méconnaissance des travaux des chercheurs. Selon elle, « Quand le romancier s'attaque à l'histoire, il a le droit d'en faire ce qu'il veut, mais cela n'a d'intérêt que s'il nous dévoile une vérité qui échappe à l'historien » et non « plaquer sur le passé des idées qui sont dans l'air du temps ». Annette Wieviorka voit dans la critique de Yannick Haenel un effet de génération : « Pour Lanzmann (né en 1925), la Shoah reste quelque chose de brûlant. Or, aujourd'hui, tout le monde s'en empare pour en faire ce qu'il veut. »2.
Yannick Haenel a répondu à cette polémique dans un article du Monde du 25 janvier 2010 en dénonçant chez Lanzmann des manipulations et la défense de ses intérêts personnels plusieurs mois après la publication du livre5. Il a rappelé à cette occasion les propos de Karski lui-même qui s'était plaint en 1985 dans les revues Kultura et Esprit (article Shoah, une vision biaisée de l'Holocauste) du tronquage par Lanzmann de la partie à ses yeux la plus importante de son témoignage (l'information du monde sur l'extermination des Juifs) et du traitement injuste des Polonais dans Shoah. Il y redisait clairement que les gouvernements alliés seuls pouvaient aider les Juifs et les avaient pourtant abandonnés à leur sort6.
Voir aussi :
http://www.lefigaro.fr/livres/2010/
http://www.lemonde.fr/livres/article/2013
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/01/25
Le recours à la fiction n'est pas seulement un droit, il est nécessaire, par Yannick Haenel |
Permalink : |
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