Un droit, des morales : valoriser l'État laïque [texte imprimé] / Paul Löwenthal, Auteur . - Bruxelles : P.I.E. Peter Lang, 2008 . - 1 vol. (156 p.) ; 22 cm. - ( Philosophie & politique, ISSN 1376-0920; 16) . ISBN : 978-90-5201-442-5 Bibliogr. p. 151-153 Langues : Français ( fre)
Catégories : |
17 Morale Ethique Philosophie pratique Valeurs 21 Laïcité 321 Formes de l'organisation politique 321.7 Démocratie / Démocratisation
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Index. décimale : |
2 Religion / Laïcité / Sectes / Paranormal |
Résumé : |
Site éditeur :
L'État ne produit pas de sens. Laïque, il se l'interdit même, au-delà des droits de l'homme et des principes fondateurs de l'État de droit démocratique. Ce sont les communautés de foi et de conviction qui, avec des mouvements humanitaires et sociaux, cherchent à humaniser et à socialiser les citoyens. Ils y trouvent une légitimité collective et se constituent ensemble en références d'intérêt général. C'est que les personnes ne sont pas seulement les citoyens d'un État et qu'une société ne se réduit ni à l'État, ni à ses communautés de conviction. Si les deux sont légitimes, leurs compétences ne doivent-elles pas être articulées ? N'est-ce pas à l'État, garant de l'intérêt général, qu'il appartient d'y veiller ?
Entre « la loi absolue de Dieu doit l'emporter sur la loi contingente des hommes » et « la volonté générale de l'État démocratique doit l'emporter sur les volontés de confessions particulières », trois conditions doivent permettre le « vivre ensemble ». Primo, qu'on s'accorde sur le noyau de valeurs qui traduisent la dignité humaine et servent de référent commun. Secundo, qu'on délimite les champs d'intervention normative, respectivement juridique et moral, de l'État et des communautés, de sorte que ces dernières puissent prendre part au débat démocratique sans intervenir dans la décision démocratique. Tertio, que pour prévenir ou pour gérer des conflits, on s'accorde sur des règles et des procédures formelles. Si cela peut se faire, il n'y a pas d'objection à ce que l'État impose à la fois ce noyau substantiel commun et ces règles formelles aux diverses communautés qui le peuplent. |
Note de contenu : |
Table des matières
Introduction
CHAPITRE I. CULTURE : SÉCULARISATIONS ET PLURI-CULTURALITÉ
Les sécularisations
La religion et l’État : un vieux couple
La religion et la libre pensée : une querelle entre héritiers
Une pluralité de convictions
Le double déclin du religieux et du politique
Le déclin des religions
Le déclin du politique
La symbiose individualiste des deux déclins
Les identités
L’identité éclatée
Des identités individuelles ou collectives ?
Un renouveau du religieux ?
Les anomies
Le pluralisme implique-t-il l’anomie ?
Morales individuelles : libéralisme ou libertarisme ?
La société : globalisation et libéralisme économique
Quelques questions cruciales
CHAPITRE II. PHILOSOPHIE POLITIQUE : DE L’INDIVIDU À L’INTÉRÊT GÉNÉRAL
Les nouveaux rapports de l’État aux cultures
Un individualisme libertaire
Des responsabilités collectives
Pluralité et délibération démocratique
Non-discrimination et droit à la différence
La participation citoyenne
À la recherche de l’intérêt général
Les communautés dans la vie politique
Des conflits concrets
L’expression et la défense des convictions
Les morales communautaires
Quelques questions cruciales
CHAPITRE III. POLITIQUE : LES LAÏCITÉS
Des traditions libérales
Une dérive libertaire
Des histoires européennes
La religion civile à l’américaine : le Dieu sans nom
Le Procuste jacobin et la Pandore communautaire
La place des communautés
Débat, délibération, décision, évaluation
Une culture du débat
L’État et les cultes
Quelle neutralité de l’État ?
La démocratie représentative et la démocratie participative
Articuler l’État et les convictions
Des conflits concrets
L’enseignement confessionnel
L’enseignement des religions et philosophies dans l’école officielle
La concertation du politique avec les religions et les convictions
Quelques questions cruciales
CHAPITRE IV. DROIT : LA LOI ET LES MOEURS
La normativité du droit
« Suivre les moeurs » ?
Liberté et objection de conscience
Faire droit à la liberté de conscience
Un nouveau biais individualiste ?
Conflits de normes
Loi civile nationale et droit religieux international
Des conflits concrets
Bioéthique, euthanasie, homosexualité
Le financement des cultes et de la « laïcité organisée »
Quelques questions cruciales
CHAPITRE V. ENJEUX ET PISTES
Des conflits cruciaux
1er conflit : Le confinement du religieux dans la sphère privée
2e conflit : L’intérêt général des fois et des convictions
3e conflit : Le statut de la pensée laïque
Pour en sortir
Des pistes
Sortir d’anomie : responsabilités et limites du politique
Deux laïcités
Redéfinir la démocratie dans une société pluraliste
Envoi
Bibliographie
Index onomastique
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Permalink : |
https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di |
Titre : |
Un droit, des morales : valoriser l'État laïque |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Paul Löwenthal, Auteur |
Editeur : |
Bruxelles : P.I.E. Peter Lang |
Année de publication : |
2008 |
Collection : |
Philosophie & politique, ISSN 1376-0920 num. 16 |
Importance : |
1 vol. (156 p.) |
Format : |
22 cm |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-90-5201-442-5 |
Note générale : |
Bibliogr. p. 151-153 |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
17 Morale Ethique Philosophie pratique Valeurs 21 Laïcité 321 Formes de l'organisation politique 321.7 Démocratie / Démocratisation
|
Index. décimale : |
2 Religion / Laïcité / Sectes / Paranormal |
Résumé : |
Site éditeur :
L'État ne produit pas de sens. Laïque, il se l'interdit même, au-delà des droits de l'homme et des principes fondateurs de l'État de droit démocratique. Ce sont les communautés de foi et de conviction qui, avec des mouvements humanitaires et sociaux, cherchent à humaniser et à socialiser les citoyens. Ils y trouvent une légitimité collective et se constituent ensemble en références d'intérêt général. C'est que les personnes ne sont pas seulement les citoyens d'un État et qu'une société ne se réduit ni à l'État, ni à ses communautés de conviction. Si les deux sont légitimes, leurs compétences ne doivent-elles pas être articulées ? N'est-ce pas à l'État, garant de l'intérêt général, qu'il appartient d'y veiller ?
Entre « la loi absolue de Dieu doit l'emporter sur la loi contingente des hommes » et « la volonté générale de l'État démocratique doit l'emporter sur les volontés de confessions particulières », trois conditions doivent permettre le « vivre ensemble ». Primo, qu'on s'accorde sur le noyau de valeurs qui traduisent la dignité humaine et servent de référent commun. Secundo, qu'on délimite les champs d'intervention normative, respectivement juridique et moral, de l'État et des communautés, de sorte que ces dernières puissent prendre part au débat démocratique sans intervenir dans la décision démocratique. Tertio, que pour prévenir ou pour gérer des conflits, on s'accorde sur des règles et des procédures formelles. Si cela peut se faire, il n'y a pas d'objection à ce que l'État impose à la fois ce noyau substantiel commun et ces règles formelles aux diverses communautés qui le peuplent. |
Note de contenu : |
Table des matières
Introduction
CHAPITRE I. CULTURE : SÉCULARISATIONS ET PLURI-CULTURALITÉ
Les sécularisations
La religion et l’État : un vieux couple
La religion et la libre pensée : une querelle entre héritiers
Une pluralité de convictions
Le double déclin du religieux et du politique
Le déclin des religions
Le déclin du politique
La symbiose individualiste des deux déclins
Les identités
L’identité éclatée
Des identités individuelles ou collectives ?
Un renouveau du religieux ?
Les anomies
Le pluralisme implique-t-il l’anomie ?
Morales individuelles : libéralisme ou libertarisme ?
La société : globalisation et libéralisme économique
Quelques questions cruciales
CHAPITRE II. PHILOSOPHIE POLITIQUE : DE L’INDIVIDU À L’INTÉRÊT GÉNÉRAL
Les nouveaux rapports de l’État aux cultures
Un individualisme libertaire
Des responsabilités collectives
Pluralité et délibération démocratique
Non-discrimination et droit à la différence
La participation citoyenne
À la recherche de l’intérêt général
Les communautés dans la vie politique
Des conflits concrets
L’expression et la défense des convictions
Les morales communautaires
Quelques questions cruciales
CHAPITRE III. POLITIQUE : LES LAÏCITÉS
Des traditions libérales
Une dérive libertaire
Des histoires européennes
La religion civile à l’américaine : le Dieu sans nom
Le Procuste jacobin et la Pandore communautaire
La place des communautés
Débat, délibération, décision, évaluation
Une culture du débat
L’État et les cultes
Quelle neutralité de l’État ?
La démocratie représentative et la démocratie participative
Articuler l’État et les convictions
Des conflits concrets
L’enseignement confessionnel
L’enseignement des religions et philosophies dans l’école officielle
La concertation du politique avec les religions et les convictions
Quelques questions cruciales
CHAPITRE IV. DROIT : LA LOI ET LES MOEURS
La normativité du droit
« Suivre les moeurs » ?
Liberté et objection de conscience
Faire droit à la liberté de conscience
Un nouveau biais individualiste ?
Conflits de normes
Loi civile nationale et droit religieux international
Des conflits concrets
Bioéthique, euthanasie, homosexualité
Le financement des cultes et de la « laïcité organisée »
Quelques questions cruciales
CHAPITRE V. ENJEUX ET PISTES
Des conflits cruciaux
1er conflit : Le confinement du religieux dans la sphère privée
2e conflit : L’intérêt général des fois et des convictions
3e conflit : Le statut de la pensée laïque
Pour en sortir
Des pistes
Sortir d’anomie : responsabilités et limites du politique
Deux laïcités
Redéfinir la démocratie dans une société pluraliste
Envoi
Bibliographie
Index onomastique
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Permalink : |
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