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Auteur Cédric Enjalbert |
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[article] Annie Le Brun : “Avec l’amour, la société est atteinte dans ses bases” [texte imprimé] / Annie Le Brun (1942-....), Personne interviewée ; Cédric Enjalbert, Intervieweur . - 2024 . - pp. 68-73.
Langues : Français (fre)
in Philosophie magazine > 177 (mars 2024) . - pp. 68-73
Catégories : 172 Citoyenneté . Civisme . Solidarité . Morale sociale . Ethique sociale. Empathie
32 Politique
330.82 Libéralisme - Capitalisme
392.6 Vie sexuelle Amour
7.0 Art en général
7.05 Utilisation de l'art
82-1 PoésieRésumé : Introduction
Alors que paraît un volume récapitulatif de ses écrits, Annie Le Brun, poète et critique, familière de Sade, du romantisme noir et des surréalistes, revient sur un parcours de vie fondé sur l’insurrection, préférant toujours les chemins de traverse aux autoroutes de la pensée.Note de contenu : Questions :
- À l’issue de cette rétrospective, qu’avez-vous découvert sur vous-même ?
- Quelle est cette démarche soustractive ?
- La poésie est-elle une « méthode » privilégiée pour progresser par soustraction ?
- Sauriez-vous dire ce que signifie pratiquer la poésie, désormais ?
- Dans l’un des textes réunis dans le volume, vous vous adressez précisément à des jeunes d’une vingtaine d’années, disant être encore plus démunie et révoltée qu’à leur âge. Qu’est-ce qui vous déboussole autant ?
- Je sens votre révolte intacte. Comment reste-t-on fidèle à soi-même ?
- Comme Victor Hugo, qui donne le titre de votre recueil ?
- Peut-on convertir la révolte personnelle, « l’insurrection lyrique », en un mouvement collectif ou politique ?
- Qu’est-ce qu’un contre-espace ?
- L’amour est le thème souterrain qui traverse votre œuvre. Pourquoi n’avoir jamais écrit explicitement à ce sujet ?
- Vous écrivez dans Ouverture-Éclair que « l’amour vise toujours contre nature ». Est-il aussi un travail du négatif ?
- Ce travail du négatif, vous le nommez aussi « catastrophe ». Qu’y a-t-il de catastrophique dans la pratique de la poésie et dans l’aventure amoureuse ?
- Vous avez été la commissaire de plusieurs expositions, traversées par le thème du noir. Qu’avez-vous retenu de cet exercice ?
- Selon vous, à quoi tient l’aura d’une telle œuvre d’art ?
- Y a-t-il une différence entre une image poétique et une image peinte ?
- La sensibilité esthétique se cultive-t-elle ?
- Deux idées de la catastrophe s’affrontent. La catastrophe poétique, dont on a parlé, et la catastrophe, comme on l’entend aujourd’hui, c’est-à-dire climatique – soit un danger. Ont-elles partie liée ?
- Vous avez également écrit contre la « transmutation de l’art en marchandise et de la marchandise en art ». La nature fait-elle aussi partie de cette réalité qui, comme l’art, « n’a pas de prix » ?
- Sur les pas de Georges Bataille ?
- En revanche très absente de vos écrits…
- Qu’est-ce que le lyrisme ?
- Comment en est-on venu à accepter cette servitude « par anesthésie », ce régime de transparence qui n’est rien moins qu’une « prison sans murs » ?
Permalink : https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di [article]
Titre : Annie Le Brun : “Avec l’amour, la société est atteinte dans ses bases” Type de document : texte imprimé Auteurs : Annie Le Brun (1942-....), Personne interviewée ; Cédric Enjalbert, Intervieweur Année de publication : 2024 Article en page(s) : pp. 68-73 Langues : Français (fre) Catégories : 172 Citoyenneté . Civisme . Solidarité . Morale sociale . Ethique sociale. Empathie
32 Politique
330.82 Libéralisme - Capitalisme
392.6 Vie sexuelle Amour
7.0 Art en général
7.05 Utilisation de l'art
82-1 PoésieRésumé : Introduction
Alors que paraît un volume récapitulatif de ses écrits, Annie Le Brun, poète et critique, familière de Sade, du romantisme noir et des surréalistes, revient sur un parcours de vie fondé sur l’insurrection, préférant toujours les chemins de traverse aux autoroutes de la pensée.Note de contenu : Questions :
- À l’issue de cette rétrospective, qu’avez-vous découvert sur vous-même ?
- Quelle est cette démarche soustractive ?
- La poésie est-elle une « méthode » privilégiée pour progresser par soustraction ?
- Sauriez-vous dire ce que signifie pratiquer la poésie, désormais ?
- Dans l’un des textes réunis dans le volume, vous vous adressez précisément à des jeunes d’une vingtaine d’années, disant être encore plus démunie et révoltée qu’à leur âge. Qu’est-ce qui vous déboussole autant ?
- Je sens votre révolte intacte. Comment reste-t-on fidèle à soi-même ?
- Comme Victor Hugo, qui donne le titre de votre recueil ?
- Peut-on convertir la révolte personnelle, « l’insurrection lyrique », en un mouvement collectif ou politique ?
- Qu’est-ce qu’un contre-espace ?
- L’amour est le thème souterrain qui traverse votre œuvre. Pourquoi n’avoir jamais écrit explicitement à ce sujet ?
- Vous écrivez dans Ouverture-Éclair que « l’amour vise toujours contre nature ». Est-il aussi un travail du négatif ?
- Ce travail du négatif, vous le nommez aussi « catastrophe ». Qu’y a-t-il de catastrophique dans la pratique de la poésie et dans l’aventure amoureuse ?
- Vous avez été la commissaire de plusieurs expositions, traversées par le thème du noir. Qu’avez-vous retenu de cet exercice ?
- Selon vous, à quoi tient l’aura d’une telle œuvre d’art ?
- Y a-t-il une différence entre une image poétique et une image peinte ?
- La sensibilité esthétique se cultive-t-elle ?
- Deux idées de la catastrophe s’affrontent. La catastrophe poétique, dont on a parlé, et la catastrophe, comme on l’entend aujourd’hui, c’est-à-dire climatique – soit un danger. Ont-elles partie liée ?
- Vous avez également écrit contre la « transmutation de l’art en marchandise et de la marchandise en art ». La nature fait-elle aussi partie de cette réalité qui, comme l’art, « n’a pas de prix » ?
- Sur les pas de Georges Bataille ?
- En revanche très absente de vos écrits…
- Qu’est-ce que le lyrisme ?
- Comment en est-on venu à accepter cette servitude « par anesthésie », ce régime de transparence qui n’est rien moins qu’une « prison sans murs » ?
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in Philosophie magazine > 177 (mars 2024) . - pp. 68-73Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 54042 phi Périodique Libre-accès Périodiques Disponible "C'est donc à ceux qui gouvernent la cité [...] que revient la possibilité de mentir" / Cédric Enjalbert in Philosophie magazine, 35 (décembre 2009-janvier 2010)
[article] "C'est donc à ceux qui gouvernent la cité [...] que revient la possibilité de mentir" : Platon: La République [texte imprimé] / Cédric Enjalbert, Auteur . - 2009 . - p.76.
Langues : Français (fre)
in Philosophie magazine > 35 (décembre 2009-janvier 2010) . - p.76
Catégories : 32-05 Homme/Femme politique Politicien
321.01 Pouvoirs.FrontièresRésumé :
« C'est donc à ceux qui gouvernent la cité, si vraiment on doit l'accorder à certains, que revient la possibilité de mentir. »
Cette affirmation célèbre-t-elle l'homme politique cynique prêt à tous les mensonges pour se maintenir, coûte que coûte, au pouvoir?? Nenni.
Permalink : https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di [article]
Titre : "C'est donc à ceux qui gouvernent la cité [...] que revient la possibilité de mentir" : Platon: La République Type de document : texte imprimé Auteurs : Cédric Enjalbert, Auteur Année de publication : 2009 Article en page(s) : p.76 Langues : Français (fre) Catégories : 32-05 Homme/Femme politique Politicien
321.01 Pouvoirs.FrontièresRésumé :
« C'est donc à ceux qui gouvernent la cité, si vraiment on doit l'accorder à certains, que revient la possibilité de mentir. »
Cette affirmation célèbre-t-elle l'homme politique cynique prêt à tous les mensonges pour se maintenir, coûte que coûte, au pouvoir?? Nenni.
Permalink : https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di
in Philosophie magazine > 35 (décembre 2009-janvier 2010) . - p.76Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 45581 phi Périodique Réserve Périodiques Disponible Esclavage, la condition de notre liberté / Cédric Enjalbert in Philosophie magazine, 114 (Novembre 2017)
[article] Esclavage, la condition de notre liberté [texte imprimé] / Cédric Enjalbert, Auteur . - 2017 . - p. 31.
Langues : Français (fre)
in Philosophie magazine > 114 (Novembre 2017) . - p. 31
Catégories : 326 Esclavage. Servage. Travail forcé. Traite des êtres humains
Inégalités sociales / PrécaritéRésumé : Non, l’esclavage n’a pas disparu, et il est présent sur tous les continents. Un rapport dresse un effrayant bilan mondial (Walk free). Il braque le projecteur sur un point aveugle de nos démocraties. Permalink : https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di [article]
Titre : Esclavage, la condition de notre liberté Type de document : texte imprimé Auteurs : Cédric Enjalbert, Auteur Année de publication : 2017 Article en page(s) : p. 31 Langues : Français (fre) Catégories : 326 Esclavage. Servage. Travail forcé. Traite des êtres humains
Inégalités sociales / PrécaritéRésumé : Non, l’esclavage n’a pas disparu, et il est présent sur tous les continents. Un rapport dresse un effrayant bilan mondial (Walk free). Il braque le projecteur sur un point aveugle de nos démocraties. Permalink : https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di
in Philosophie magazine > 114 (Novembre 2017) . - p. 31Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 50780 PHI Périodique Réserve Périodiques Disponible “Ni la maladie ni les souffrances physiques n’ont de justification morale” / Ruwen Ogien in Philosophie magazine, 106 (février 2017)
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[article] “Ni la maladie ni les souffrances physiques n’ont de justification morale” [texte imprimé] / Ruwen Ogien (1949?-2017), Personne interviewée ; Cédric Enjalbert, Intervieweur . - 2017 . - p. 68-73.
Langues : Français (fre)
in Philosophie magazine > 106 (février 2017) . - p. 68-73
Catégories : 17 Morale Ethique Philosophie pratique Valeurs Résumé : Les concepts boursouflés, très peu pour lui. Ruwen Ogien, philosophe libertaire spécialiste d’éthique, est de ceux qui ne goûtent guère le poids des traditions et la morale mal placée. Dans son dernier livre, très personnel, il dégonfle sans se payer de mots une certaine idée de la maladie. Ah?! de l’air?!
« Avons-nous une sorte de deadline???» m’a écrit Ruwen Ogien, alors que nous préparions cet entretien, avec cette autodérision qui ne le quitte jamais. Le philosophe souffre, selon les médecins, d’un «?adénocarcinome canalaire pancréatique?». En clair, un cancer du pancréas, une maladie de longue durée, «?à perpétuité?» comme il dit, pas de celles dont on peut espérer guérir. Mais ce bienveillant spécialiste des questions morales, partisan d’une éthique dénuée d’obligations envers soi-même, toute contenue dans un principe minimal bien qu’infiniment ambitieux?– ne pas nuire intentionnellement à autrui?–, n’est pas du genre à désespérer. Lui qui se méfie des grands mots métaphysiques –?l’amour, la dignité?–, joyeux démolisseur du «?culte de l’ineffable?», de «?la philosophie morale à la française?», soit «?un certain style d’écriture philosophique qu’il est permis de ne pas apprécier?: le “ressassement” ou la répétition plus ou moins masquée par une surenchère d’hyperboles et d’injonctions pathétiques?», a fourbi ses armes conceptuelles. Tout prêt à en découdre avec les poncifs qui entourent la maladie et qui attribuent au malade un «?rôle?», sinon un statut?– «?déchet social?»?–, il est allé décrocher quelques vieilles lunes, comme à son habitude. Parmi elles, cette baudruche nietzschéenne?: ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Pour le philosophe, ce cliché dont Johnny Hallyday a fait une chanson n’est pas seulement faux, il véhicule une idée réactionnaire. Cette idée a un nom?: le dolorisme, qui, sous couvert de chercher d’hypothétiques vertus positives à la souffrance, participe en fait d’un courant de pensée conservateur regrettant la perte de «?l’esprit de sacrifice?». Cet esprit-là, Ruwen Ogien ne l’a jamais eu. Mieux, il s’attache à le combattre de livre en livre, définitivement progressiste.
Dans le dernier, renversant d’érudition, d’esprit et de style, il rassemble les différentes facettes de «?la maladie comme drame et comme comédie?». Le philosophe brosse un aperçu, autobiographique comme jamais, de ses Mille et une nuits de patient, durant lesquelles il s’attache à «?faire durer le suspense comme Shéhérazade?». Après des semaines d’échanges amicaux, entrecoupés par de «?fichues journées de torture?» médicale, Ruwen Ogien a répondu à ces questions sur le fil, à l’approche de notre deadline éditoriale, à la façon d’un «?Phileas Fogg bouclant son tour du monde en quatre-vingts?jours à la seconde près?», avec le sang-froid, la méthode et l’humour du gentleman et la promesse d’un voyage (philosophique) extraordinaire.
[Actualisation : Ruwen Ogien est mort le 4 mai 2017]Permalink : https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di [article]
Titre : “Ni la maladie ni les souffrances physiques n’ont de justification morale” Type de document : texte imprimé Auteurs : Ruwen Ogien (1949?-2017), Personne interviewée ; Cédric Enjalbert, Intervieweur Année de publication : 2017 Article en page(s) : p. 68-73 Langues : Français (fre) Catégories : 17 Morale Ethique Philosophie pratique Valeurs Résumé : Les concepts boursouflés, très peu pour lui. Ruwen Ogien, philosophe libertaire spécialiste d’éthique, est de ceux qui ne goûtent guère le poids des traditions et la morale mal placée. Dans son dernier livre, très personnel, il dégonfle sans se payer de mots une certaine idée de la maladie. Ah?! de l’air?!
« Avons-nous une sorte de deadline???» m’a écrit Ruwen Ogien, alors que nous préparions cet entretien, avec cette autodérision qui ne le quitte jamais. Le philosophe souffre, selon les médecins, d’un «?adénocarcinome canalaire pancréatique?». En clair, un cancer du pancréas, une maladie de longue durée, «?à perpétuité?» comme il dit, pas de celles dont on peut espérer guérir. Mais ce bienveillant spécialiste des questions morales, partisan d’une éthique dénuée d’obligations envers soi-même, toute contenue dans un principe minimal bien qu’infiniment ambitieux?– ne pas nuire intentionnellement à autrui?–, n’est pas du genre à désespérer. Lui qui se méfie des grands mots métaphysiques –?l’amour, la dignité?–, joyeux démolisseur du «?culte de l’ineffable?», de «?la philosophie morale à la française?», soit «?un certain style d’écriture philosophique qu’il est permis de ne pas apprécier?: le “ressassement” ou la répétition plus ou moins masquée par une surenchère d’hyperboles et d’injonctions pathétiques?», a fourbi ses armes conceptuelles. Tout prêt à en découdre avec les poncifs qui entourent la maladie et qui attribuent au malade un «?rôle?», sinon un statut?– «?déchet social?»?–, il est allé décrocher quelques vieilles lunes, comme à son habitude. Parmi elles, cette baudruche nietzschéenne?: ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Pour le philosophe, ce cliché dont Johnny Hallyday a fait une chanson n’est pas seulement faux, il véhicule une idée réactionnaire. Cette idée a un nom?: le dolorisme, qui, sous couvert de chercher d’hypothétiques vertus positives à la souffrance, participe en fait d’un courant de pensée conservateur regrettant la perte de «?l’esprit de sacrifice?». Cet esprit-là, Ruwen Ogien ne l’a jamais eu. Mieux, il s’attache à le combattre de livre en livre, définitivement progressiste.
Dans le dernier, renversant d’érudition, d’esprit et de style, il rassemble les différentes facettes de «?la maladie comme drame et comme comédie?». Le philosophe brosse un aperçu, autobiographique comme jamais, de ses Mille et une nuits de patient, durant lesquelles il s’attache à «?faire durer le suspense comme Shéhérazade?». Après des semaines d’échanges amicaux, entrecoupés par de «?fichues journées de torture?» médicale, Ruwen Ogien a répondu à ces questions sur le fil, à l’approche de notre deadline éditoriale, à la façon d’un «?Phileas Fogg bouclant son tour du monde en quatre-vingts?jours à la seconde près?», avec le sang-froid, la méthode et l’humour du gentleman et la promesse d’un voyage (philosophique) extraordinaire.
[Actualisation : Ruwen Ogien est mort le 4 mai 2017]Permalink : https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di
in Philosophie magazine > 106 (février 2017) . - p. 68-73Réservation
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 50568 PHI Périodique Réserve Périodiques Disponible Documents numériques
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Article en ligneURL"Un nouveau-né ne peut pas avoir de droit à la vie" de Peter Singer / Cédric Enjalbert in Philosophie magazine, 34 (novembre 2009)
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[article] "Un nouveau-né ne peut pas avoir de droit à la vie" de Peter Singer : phrase choc [texte imprimé] / Cédric Enjalbert, Auteur . - 2009 . - p. 74.
Langues : Français (fre)
in Philosophie magazine > 34 (novembre 2009) . - p. 74
Catégories : 14 humanisme
179.3 Cruauté envers les animaux
342.7 Droits humains Droits de l'Homme. Droits fondamentauxRésumé : texte complet : « Si un droit de vivre doit reposer sur la capacité de vouloir continuer de vivre ou sur la capacité de se considérer soi-même comme un sujet mental qui perdure dans le temps, un nouveau-né ne peut pas avoir de droit à la vie.?» Peter Singer, n'en déplaise à ses nombreux contempteurs n'a, malgré les apparences, rien d'un croqueur d'enfants. La morale utilitariste de ce professeur de bioéthique à l'université de Princeton, aux États-Unis, fondée sur la maximisation du bien-être pour le plus grand nombre d'êtres sensibles, appelle la reconnaissance du droit des animaux. Elle s'oppose à la sacralité de la vie car plus un être contribue au bien-être total, mieux il vaut. Elle invite donc à reconsidérer les critères qui distinguent l'homme et la bête à partir d'une notion?: la personne humaine.
Dans Questions d'éthique pratique, Peter Singer considère que tous les «?sentiants?» – un anglicisme mal rendu par l'ambigu «?êtres sensibles?»?– doivent être considérés comme moralement égaux. Car les intérêts de ces êtres capables d'éprouver la souffrance sont, en tant que tels, à prendre en compte avec une égale considération. La différence, alors, entre un cochon et nous?? Peter Singer pose trois conditions à l'identification de l'homme comme personne humaine?: qu'il possède, dans cet ordre, la «?sentiance?» (ou sensibilité), la rationalité et la capacité à former une conscience de soi dans le temps. Aussi, contre la dignité de la personne en soi, trois degrés d'humanité sont établis?: primat à l'individu conscient de soi dans le temps et porteur d'une identité personnelle, puis à l'individu inconscient mais sensible et, enfin, à l'individu inconscient et insensible. La conclusion logique de l'éthicien?? «?Un bébé d'une semaine n'est pas un être rationnel conscient de soi […] Et la vie d'un nouveau-né a moins de valeur pour celui-ci que la vie d'un cochon, d'un chien, d'un chimpanzé n'en a pour chacun de ces animaux non humains.?»
La comparaison est hardie et l'application du principe utilitariste inquiète par son étendue. Si l'humanité tient à la capacité de satisfaire un système de préférences et si ses franges commencent avec la démence ou l'insensibilité, que faire de nos congénères séniles ou handicapés?? Ce monde où le poisson vaut mieux que l'embryon et le nouveau-né moins que le poulet, où le cochon le dispute en valeur au dément et à l'oublieux est-il moralement acceptable?? Il contredit l'idée qu'une existence s'inscrit dans un projet et une histoire intersubjectives, irréductibles à un diagnostic clinique. Mais à Peter Singer d'ajouter, pour sa défense, qu'il entend non pas abaisser le statut des humains mais élever celui des animaux… Qu'il ne ferait pas de mal à une mouche, en somme. Il est végétarien, d'ailleurs.?
Cédric Enjalbert
Peter Singer en 6 dates
1946. Naissance à Melbourne, en Australie.
1971. Professeur à Oxford, en Angleterre.
1975. Parution de Animal Liberation (La Libération animale, Grasset).
1979. Parution de Pratical Ethics (Questions d'éthique pratique, Bayard).
2004. Élu humaniste de l'année par l'Académie internationale pour l'humanisme.
2005. Pour Time, il est l'une des cent personnes les plus influentes au monde.En ligne : http://philomag.com/article,phrasechoc,un-nouveau-ne-ne-peut-pas-avoir-de-droit- [...] Format de la ressource électronique : Article complet en ligne Permalink : https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di [article]
Titre : "Un nouveau-né ne peut pas avoir de droit à la vie" de Peter Singer : phrase choc Type de document : texte imprimé Auteurs : Cédric Enjalbert, Auteur Année de publication : 2009 Article en page(s) : p. 74 Langues : Français (fre) Catégories : 14 humanisme
179.3 Cruauté envers les animaux
342.7 Droits humains Droits de l'Homme. Droits fondamentauxRésumé : texte complet : « Si un droit de vivre doit reposer sur la capacité de vouloir continuer de vivre ou sur la capacité de se considérer soi-même comme un sujet mental qui perdure dans le temps, un nouveau-né ne peut pas avoir de droit à la vie.?» Peter Singer, n'en déplaise à ses nombreux contempteurs n'a, malgré les apparences, rien d'un croqueur d'enfants. La morale utilitariste de ce professeur de bioéthique à l'université de Princeton, aux États-Unis, fondée sur la maximisation du bien-être pour le plus grand nombre d'êtres sensibles, appelle la reconnaissance du droit des animaux. Elle s'oppose à la sacralité de la vie car plus un être contribue au bien-être total, mieux il vaut. Elle invite donc à reconsidérer les critères qui distinguent l'homme et la bête à partir d'une notion?: la personne humaine.
Dans Questions d'éthique pratique, Peter Singer considère que tous les «?sentiants?» – un anglicisme mal rendu par l'ambigu «?êtres sensibles?»?– doivent être considérés comme moralement égaux. Car les intérêts de ces êtres capables d'éprouver la souffrance sont, en tant que tels, à prendre en compte avec une égale considération. La différence, alors, entre un cochon et nous?? Peter Singer pose trois conditions à l'identification de l'homme comme personne humaine?: qu'il possède, dans cet ordre, la «?sentiance?» (ou sensibilité), la rationalité et la capacité à former une conscience de soi dans le temps. Aussi, contre la dignité de la personne en soi, trois degrés d'humanité sont établis?: primat à l'individu conscient de soi dans le temps et porteur d'une identité personnelle, puis à l'individu inconscient mais sensible et, enfin, à l'individu inconscient et insensible. La conclusion logique de l'éthicien?? «?Un bébé d'une semaine n'est pas un être rationnel conscient de soi […] Et la vie d'un nouveau-né a moins de valeur pour celui-ci que la vie d'un cochon, d'un chien, d'un chimpanzé n'en a pour chacun de ces animaux non humains.?»
La comparaison est hardie et l'application du principe utilitariste inquiète par son étendue. Si l'humanité tient à la capacité de satisfaire un système de préférences et si ses franges commencent avec la démence ou l'insensibilité, que faire de nos congénères séniles ou handicapés?? Ce monde où le poisson vaut mieux que l'embryon et le nouveau-né moins que le poulet, où le cochon le dispute en valeur au dément et à l'oublieux est-il moralement acceptable?? Il contredit l'idée qu'une existence s'inscrit dans un projet et une histoire intersubjectives, irréductibles à un diagnostic clinique. Mais à Peter Singer d'ajouter, pour sa défense, qu'il entend non pas abaisser le statut des humains mais élever celui des animaux… Qu'il ne ferait pas de mal à une mouche, en somme. Il est végétarien, d'ailleurs.?
Cédric Enjalbert
Peter Singer en 6 dates
1946. Naissance à Melbourne, en Australie.
1971. Professeur à Oxford, en Angleterre.
1975. Parution de Animal Liberation (La Libération animale, Grasset).
1979. Parution de Pratical Ethics (Questions d'éthique pratique, Bayard).
2004. Élu humaniste de l'année par l'Académie internationale pour l'humanisme.
2005. Pour Time, il est l'une des cent personnes les plus influentes au monde.En ligne : http://philomag.com/article,phrasechoc,un-nouveau-ne-ne-peut-pas-avoir-de-droit- [...] Format de la ressource électronique : Article complet en ligne Permalink : https://bibliotheque.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_di
in Philosophie magazine > 34 (novembre 2009) . - p. 74Réservation
Réserver ce document
Exemplaires(1)
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité 45514 phi Périodique Réserve Périodiques Disponible Positiviste attitude. Sur les pas d’Auguste Comte / Cédric Enjalbert in Philosophie magazine, 90 (juin 2015)
PermalinkQu'est-ce qui nous empêche de dormir ? / Cédric Enjalbert in Philosophie magazine, 134 (novembre 2019)
PermalinkA quoi bon risquer sa peau N in Philosophie magazine, 80 (juin 2014)
PermalinkRéforme de l’assurance-chômage, le pouvoir d’un mythe ? / Cédric Enjalbert in Philosophie magazine, 179 (Mai 2024)
Permalink"Le visage est exposé, menacé comme nous invitant à un acte de violence" / Cédric Enjalbert in Philosophie magazine, 41 (juillet-août 2010)
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